Paris remonte à deux vitesses : le 6ᵉ a presque effacé la baisse, le 10ᵉ en est loin
Le prix médian parisien gagne 1,4 % sur un an, à 9 756 €/m². Le 6ᵉ et le 7ᵉ ne sont plus qu'à 2 % de leur niveau de 2022 ; le 10ᵉ, le 19ᵉ et le 13ᵉ restent plus de 10 % en dessous.
Au premier semestre 2026, un logement parisien s'est vendu en médiane 9 756 €/m², contre 9 625 € un an plus tôt (+1,4 %), sur 15 057 ventes (+1,1 %). Seize arrondissements sur vingt progressent, le 3ᵉ et le 10ᵉ sont stables, le 16ᵉ (−0,2 %) et le 8ᵉ (−2,4 %) reculent.
Les plus fortes hausses sont aux deux extrémités de l'échelle des prix : le 6ᵉ (+5,3 %, à 14 625 €/m²) et le 7ᵉ (+3,4 %) d'un côté, le 19ᵉ, le 18ᵉ et le 20ᵉ (+2,3 à +2,4 %) de l'autre.
Par rapport au pic de 2022, deux Paris
C'est en se rapportant à 2022 que l'écart apparaît. Les arrondissements les plus chers ont presque rattrapé leur niveau d'avant la hausse des taux ; ceux du nord-est et du sud-est, où l'achat se finance davantage à crédit, en restent à distance.
À Paris, la reprise suit la même ligne que la baisse : ceux qui dépendaient le moins du crédit sont repartis les premiers.
Tous les prix sont des médianes de prix au m² calculées sur les ventes de logements enregistrées dans DVF (DGFiP). Sont exclus : les biens autres que maisons et appartements, les prix au m² hors de la fourchette 300–60 000 € (erreurs de saisie et lots mal ventilés), les appartements de plus de 300 m² et les maisons de plus de 1 000 m² — ces surfaces signalent presque toujours une vente en bloc enregistrée comme un lot unique. La médiane est préférée à la moyenne : elle ne bouge pas quand une vente exceptionnelle entre dans l'échantillon. La comparaison oppose les ventes signées du 1er janvier au 30 juin 2026 à celles de la même période de 2025 : mêmes mois, donc même saisonnalité. Les données du premier semestre 2026 sont celles de la publication DGFiP d'octobre 2026 ; quelques actes de fin de semestre peuvent encore s'y ajouter, ce qui pèse davantage sur les volumes que sur les prix. Chaque arrondissement est une commune DVF distincte (75101 à 75120). La comparaison avec 2022 oppose le premier semestre 2026 à l'année 2022 entière, point haut des prix parisiens. Un arrondissement est dit stable quand sa médiane varie de moins de 0,05 %.